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Un nouveau rapport analysant le processus d’auto-rétablissement à la suite du passage du typhon Haiyan, qui a frappé les Philippines en 2013, a été publié aujourd’hui par Care International et World Habitat.

Le rapport, intitulé L’auto-rétablissement à travers les yeux des acteurs locaux, analyse la réponse au passage du typhon Haiyan, le plus gros typhon ayant frappé le pays. Il a déplacé plus de quatre millions de personnes et a détruit ou endommagé plus d’un million de maisons.

Après Haiyan, CARE Philippines et son réseau d’organisations partenaires locales ont répondu avec des grands programmes axés sur l’hébergement et les moyens de subsistance, et basés sur l’auto-rétablissement. Ces programmes sont venus en aide à près de 16.000 familles vivant dans des régions reculées géographiquement et défavorisées. Ils ont découvert que les locaux étaient les premiers à répondre et les principaux partenaires de leur propre rétablissement, un processus maintenant appelé « l’auto-rétablissement ».

L’auto-rétablissement est populaire dans la plupart des pays pauvres et exposés aux catastrophes naturelles. En soutenant ce processus essentiel, le rapport illustre la façon dont des organismes humanitaires tels que Care Philippines peuvent se montrer utiles pour permettre aux locaux de se reconstruire, en respectant les choix et les priorités de ces mêmes locaux.

En 2017, CARE Philippines a remporté un Prix Mondial de l’Habitat, remis en partenariat avec ONU-Habitat, pour son approche axée sur l’auto-rétablissement. Plus tôt dans l’année, World Habitat a commandité un échange entre pairs afin de partager, évaluer, discuter et échanger sur le processus de l’auto-rétablissement. Ce rapport, L’auto-rétablissement à travers les yeux des acteurs locaux, est un compte-rendu de cet échange.

Les grands thèmes de l’auto-rétablissement mis en exergue dans ce rapport sont les suivants :

  • les survivants de catastrophes ne sont jamais passifs et l’auto-rétablissement est un processus inévitable ;
  • le contexte local est très important et deux catastrophes ne sont jamais les mêmes – il importe de comprendre le contexte unique de chaque catastrophe ;
  • l’aide à l’auto-rétablissement peut être apportée directement via la fourniture directe de matériaux, d’argent ou d’une aide technique, ou indirectement via l’élimination d’obstacles, tels que l’accès aux marchés, l’amélioration de l’infrastructure et une aide juridique pour les droits fonciers ;
  • le rôle des organisations humanitaires passe de celui de fournisseurs de produits à celui de fournisseurs d’informations adéquates qui prioritisent les locaux et leur permettent de faire leurs propres choix informés sur le processus de rétablissement ;
  • la mobilisation des ressources, l’organisation communautaires et les partenariats sont essentiels ; et
  • une organisation communautaire forte et des stratégies efficaces de réduction des risques sont essentielles pour soutenir l’auto-rétablissement, dans la mesure où les communautés préparées se reconstruisent plus rapidement et connaissent moins de pertes.

David Ireland, directeur de World Habitat, a affirmé :

« Lorsque nous avons visité Tacloban en 2017, nous avons été frappés par la résilience et la force des personnes que nous avons rencontrées. Quelques années seulement après le typhon, il était inspirant de voir la façon dont les communautés s’étaient rapidement reconstruites, malgré les nombreux problèmes rencontrés.

Avec l’aide de CARE et des organisations partenaires locales, les communautés ont fait preuve d’ingéniosité et ont montré de niveaux remarquables de collaboration pour reconstruire leurs maisons et leurs communautés plus rapidement et plus efficacement que via les approches traditionnelles de réponse aux catastrophes.

World Habitat estime que l’auto-rétablissement est une approche qui pourrait être transférée et utilisée aux quatre coins du monde. Dès lors, nous étions heureux d’organiser cet échange entre pairs, rassemblant l’expertise d’organisations partenaires locales des Philippines, afin de transférer ces solutions vers d’autres communautés un peu partout dans le monde. »

David Gazashvili, directeur de Care Philippines, a affirmé :

« CARE estime que le processus d’auto-rétablissement est surtout dirigé par les communautés-mêmes. Il importe dès lors de se concentrer sur le renforcement de leurs capacités et sur la mobilisation d’acteurs important pour prendre les mesures nécessaires. Le travail de CARE avec nos partenaires locaux nous permet de répondre aux besoins des populations affectées par des catastrophes, et leur expérience et leur expertise dans leurs domaines sont inestimables pour bâtir des relations avec les communautés affectées. »

Care International a récemment reçu une subvention de recherche de 0,6 million de Livres sterling pour travailler avec différents partenaires à travers le monde au cours des 18 prochains mois afin de réduire l’écart entre la théorie et la pratique autour de l’auto-rétablissement.

Bill Flinn, conseiller de Care International en matière d’hébergement, a affirmé :

« Il importe de ne pas sous-estimer l’impact des Prix Mondiaux de l’Habitat pour nous aider à poursuivre le travail de CARE et à bénéficier de financements futurs pour mieux comprendre l’auto-rétablissement au niveau mondial. »

Le rapport Soaring High: Self-Recovery through the eyes of local actors est disponible en anglais

Through the eyes of local actors. How self-recovery was supported after Typhoon Haiyan in the Philippines: A briefing note for a non-technical audience, as an introductory companion to the World Habitat Peer Exchange report  – disponible en anglais uniquement

Image: Marta Echegaray/CARE UK


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